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Débat : « L’art comme vecteur de lien social » / Invité Sébastien LECCA

www.hamoubouakkaz.com

Cette réunion publique se déroulera autour de la rencontre entre Hamou
BOUAKKAZ , Président du collectif Le Sens des Autres , et Sébastien
Lecca, né au Pérou, artiste plasticien, assistant social en IMPro
(Institut Médico-Professionnel). « Réanimateur » de quartier, il est le
créateur de l’installation plastique ArcEnCielage*, conçue avec des
personnes handicapées, qui a notamment investi les jardins du Palais
de l’Elysée le 14 juillet dernier, pour transformer le regard sur le
handicap mental et célébrer le message du Vivre Ensemble…

* Sites web : www.arcencielage.com / www.lecca.net

Biographie résumée de l’invité :

Sébastien Lecca est né au Pérou et est impliqué en tant qu’artiste
plasticien auprès des personnes vivant avec un handicap mental. En
2004, il lance un projet artistique d’envergure avec 40 jeunes
handicapés mentaux. Baptisée ArcEnCielage, cette installation
plastique qui habille les arbres à l’aide de toiles aux couleurs de
l’arc-en-ciel et sur lesquelles sont inscrites environ 1000 prénoms,
symbolise l’idée du Vivre Ensemble. En 2007, pour sa 4ème édition,
l’installation circule dans des lieux culturels d’envergure, tels que
le Parc de la Villette, la piazza du Centre Georges Pompidou, le Parc
du Luxembourg… Le 14 juillet, ArcEnCielage est accueillie par le
Président de la République dans les jardins du Palais de l’Elysée, à
l’occasion de la Garden Party.
Animé par un désir de partage au travers de l’art, Sébastien Lecca
développe également en parallèle un concept pictural « modulaire et
interactif ». A partir de toiles amovibles, le public peut ainsi
composer lui-même son propre tableau et interagir avec l’œuvre.

A propos du collectif « Le Sens des Autres » :
Le collectif Le Sens des Autres , association loi 1901, a pour
objectif de lutter avec humour, intelligence et modestie contre la
dictature de la norme, pour que la France de 2010 réunisse les talents
de tous ses enfants.

créer C résister

Journée « Créer, c’est résister ! »

Débats et concerts

Bataclan – dimanche 16 septembre 2007 – 11h-22h

www.gaminsdelartrue.net

Contact : art-rue@wanadoo.fr

Une grande fête

pour affirmer que la construction esthétique de la réalité est plus
que jamais un enjeu politique !

– Le 16 septembre au Bataclan, se tiendra une grande journée de fête
mêlant débats et concerts pour marquer le lancement d’une campagne
associative et militante sur la politique culturelle dans son rapport
à la citoyenneté et aux cultures populaires. Rassemblant artistes,
organisations et associations de résistance, elle sera l’occasion de
défendre les cultures populaires et leur rôle vital dans le mouvement
de transformation de la société.

Pendant une journée, dans la salle du Bataclan gracieusement mise à
disposition, il s’agira d’ouvrir un espace aux cultures de résistance
qui continuent de lier aujourd’hui le geste esthétique à un projet
politique de démocratisation de l’accès à la culture et de défense de
la diversité culturelle.

– A 11h, un débat sur la politique culturelle actuelle invitant à se
mobiliser contre l’exclusion des plus défavorisés de l’accès à la
culture sera organisé et rassemblera militants, artistes et
syndicalistes autour d’une réflexion commune. Après la
pause-déjeuner (rillettes et chocolat, chorizo et taboulé !!),
– l’après-midi verra se succéder concerts et interventions artistiques,
loin des grands médias audiovisuels qui ne donnent à voir que la part la plus consensuelle de la création actuelle.

A partir de 14h, les participants aux ateliers-résidences que nous
organisons depuis plus de dix ans dans les quartiers populaires
restitueront les créations construites pendant ces ateliers,
accompagnés par les improvisations de l’auteur Norbert Aboudarham ou
du clown Miloud Oukili qui travaille depuis de nombreuses années
autour des arts du cirque avec les enfants des rues.

– Le groupe Trois bouts de ficelle donnera ensuite le la de
l’après-midi, avant de céder la place à Michael Memmi, aux rappeurs de
Clichy, puis au groupe Pavé, qui accompagne par ses compositions le
mouvement social depuis plusieurs années, et à bien d’autres surprises
encore…

Cette grande fête viendra également clôturer la tournée internationale
des Moleque de Rua issus des favelas brésiliennes et qui, bien qu’ils
aient depuis plusieurs années amené des milliers de personnes dans la
rue lors de leurs concerts, restent largement ignorés des médias, si
ce n’est lors de reportages misérabilistes sur les enfants des rues.
Ils viendront enflammer le Bataclan à partir de 19h.

Cette journée sera l’occasion d’ouvrir un espace qui illustrera notre
propos avec conviction :

Créer, c’est résister !

La culture et l’art ne sont pas des marchandises ! La politique doit
se préoccuper de promouvoir une culture d’utilité sociale
complémentaire de la culture de divertissement gérée par la sphère
marchande. Le droit à la culture est un outil de réappropriation de
l’espace public et fait partie intégrante de la citoyenneté !


Cette journée nécessite l’appui de toutes et tous, militants,
artistes, alliés clandestins dans les médias !

Elle sera précédée de débats et de concerts organisés dans les bars,
les salles et les équipements de proximité mobilisés dans cette
campagne de défense des cultures populaires (programme à venir).

Le 16 septembre au Bataclan : pour affirmer qu’une autre culture existe !

www.myspace.com/gaminsdelartrue

CINEMA EN PLEIN AIR : une selection de courts métrages africains:

Vendredi 31/08 à 22h, dans l’allée du père Julien Dhuit Entrée au niveau du 17 rue des envierges, 20ème arrdt., M°Pyrénées)

« Souko » de Issiaka Konaté (Burkina Faso), 31 min., 1997

Des enfants passionnés de cinéma fabriquent un cinématographe en
carton. Quand rêve et réalité s’entremêlent dans la petite
ville de Bobo-Dioulasso.

« A nous la rue », de Mustapha Dao (Burkina Faso), 15 min., 1987

A l’heure où l’école ferme, la rue accueille les enfants et leurs
jeux, source inépuisable d’apprentissages…

« L’enfant et le caïman » de Mustapha Dao, 17 min., 1991

Perdu en brousse, un caïman demande à un enfant de l’aider à regagner la rivière et, en échange, il s’engage à ne pas le manger…

« Kokoa » de Mustapha Alassane (Niger), 13 min., 2001

C’est jour de fête au royaume des grenouilles! Autour d’une arène,
des centaines d’habitants sont réunis pour voir s’affronter les plus grands lutteurs du pays.

Samedi 01/09 à 21h30, place Marcel Achard (19ème arrdt., M° Belleville)

Avec le Conseil de quartier du Bas Belleville:

« Quand l’inspecteur s’emmèle » de Blake Edwards, 1h42, 1964

Un crime est commis dans l’hôtel particulier d’un milliardaire.
L’affaire semble claire. Maria, la soubrette, est retrouvée près
du cadavre, son amant, l’arme à la main. Mais pour l’inspecteur
Clouseau, chargé de l’enquête au grand dam de son supérieur hiérarchique, tout cela paraît trop simple. Il est persuadé que Maria est innocente…


http://www.bellevilleenvues.net

contact@bellevilleenvues.net
01.40.33.94.15

10-12 allée du Père Julien Dhuit – 75020 Paris

Grève de la faim des Sans Papiers de Lille : APPEL DES ACTEURS DU MONDE CULTUREL DU NORD PAS DE CALAIS ET D’AILLEURS

Nous relayons l’appel reçu ce jour des acteurs du monde culturel du Nord pas de Calais.

« Bonjour,

Depuis le 15 juin 2007, soixante sans papiers de Lille et des environs observent une grève de la faim et sont actuellement en danger de mort.

Leur mouvement a besoin de notre soutien à tous, ce qui nous amène aujourd’hui à lancer une pétition des acteurs du Monde culturel du Nord-Pas-de-Calais et d’ailleurs que nous vous demandons de signer
dans les plus brefs délais. Cette pétition sera rendue publique dans un délai maximum d’une semaine et servira, nous l’espérons, afin de
faire pression pour une résolution positive du conflit.

Par ailleurs,
il est possible de soutenir les sans papiers, notamment en participant
aux rassemblements chaque soir, place de la République à Lille à
18h30.

N’hésitez pas à diffuser massivement ce message. Les signatures sont
recueillies par mail à l’adresse suivante : vache.bleue@voila.fr.
Veuillez indiquer vos noms, prénoms, qualité et ville, ainsi éventuellement qu’un numéro de téléphone.

Vous pouvez également nous contacter au 06.71.35.05.04. »

La suite de l’initiative des Marcheurs vidéastes, après Rostock…

DES NOUVELLES DE LA MARCHE, ET DE LA CHRONIQUE

La Marche contre la précarité s’est achevée le samedi 2 juin, se fondant dans la grande manifestation des anti-g8 : plus de 85 000 manifestants (selon les organisateurs) ont envahi Rostock.

Les marcheuses et les marcheurs ont achevé une aventure de deux semaines. Ils étaient plus d’une quarantaine de militant(e)s d’associations et syndicats de France et de Belgique, presque autant d’Allemands – avec leur « marche des bicyclettes », et près d’une vingtaine de chômeurs et précaires polonais.

Beaucoup ont maintenant quitté Rostock.

Quelques-uns vont rester pour participer au Contre – sommet qui se poursuit durant toute la semaine du G8. Jacques Belin est du nombre. Vanessa reste également sur place. Ses talents de germanophone seront souvent sollicités, mais elle n’oublie pas sa participation au projet de Canal Marches et compte bien filmer des entretiens avec des acteurs des mouvements sociaux allemands.

Nous avons pratiquement réussi à tenir le pari des « chroniques vidéo » quotidiennes réalisées par des « marcheurs vidéastes ». Au prix d’efforts de toute l’équipe, efforts qui méritent d’être salués. Les dernières vidéos ne sont pas encore en ligne, notre monteur ayant dû quitter la marche précipitamment, frappé par le décès d’un ami très proche. Mais ce n’est que partie remise.

Un atelier de montage collectif est mis en place durant cet été avec les « marcheurs vidéastes », pour achever la réalisation des chroniques, mais aussi pour reprendre des séquences qui n’ont pas pu être montées « à chaud ». Par exemple, des entretiens approfondis avec les Sans domicile de Charleroi, sur leur expérience de contre-société, ou avec les militant(e)s japonais(es) qui ont participé à la marche.

Ces montages, les textes, les photos, seront reportés sur un DVD et donneront lieu à une ou plusieurs projections publiques à la rentrée.

Et la présente chronique restera sur la toile, trace vivante, originale, d’un épisode des luttes des « Sans voix ».

La Marche continue…

Les oubliés du pipeline ; Photographies de Grégoire Eloy

L’échec de l’Union Soviétique au début des années 90 sonnera le début d’une nouvelle ruée vers l’or noir dans le Caucase, celle des réserves pétrolifères et gazières de la Caspienne – peu exploitées jusqu’alors par l’URSS – et qui allaient potentiellement redevenir accessibles à l’Ouest. Avec le « contrat du siècle » signé par les compagnies pétrolières anglo-saxonnes menées par BP et l’Azerbaïdjan au milieu des années 90, et l’inauguration au printemps 2006 du pipeline BTC ( Bakou – Tbilisi – Ceyhan ), la partie semble déjà jouée et en voie d’être remportée par l’Europe et les États-unis.

Long de 1,760 km, le BTC est le deuxième oléoduc au monde. Il acheminera au rythme d’un million de barils par jour les réserves de brut de la Caspienne vers les ports de la Méditerranée en traversant l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Ce nouveau tuyau sera alimenté pendant 30 ans par les gisements offshores azéris exploités par BP. Le partage des profits de ce contrat d’exploitation fera de l’Azerbaïdjan le pays le plus riche du Sud Caucase. Le pipeline permettra à la Géorgie de tenter de s’affranchir un peu plus de son voisin russe et fera de la Turquie une plateforme incontournable d’export de ressources énergétiques. Il est surtout un moyen pour l’Europe et les États-unis de s’affranchir de l’intermédiation russe.

Mais pendant que l’or noir s’écoule sous les villages et les routes du Sud Caucase et de la Turquie, toute une frange de la population tente de survivre sur les ruines des multiples guerres ethniques et indépendantistees des années 90, déclenchées par l’éclatement du « ciment » soviétique. Abkhazie, Ossétie, Haut-Karabakh, autant de territoires non reconnus, autant de conflits qui jetteront plusieurs millions de déplacés sur la route en quelques mois. Aujourd’hui ils sont environ 600,000 déplacés du Haut-Karabakh, 250,000 réfugiés d’Abkhazie et d’Ossétie qui hantent toujours des trains de marchandises, des immeubles insalubres, des hôtels à l’abandon, plus de 14 ans après la fin de ces conflits.

Tous vivent à quelques encablures du tracé du pipeline et regardent impuissants la marche du monde s’opérer sous leurs yeux.

En Turquie, près de 6,000 villages seront vidés et/ou rasés pendant le conflit entre l’armée turque et les rebelles du PKK entre 1984 et 1999 dans le sud est turc, provoquant une exode rurale sans précédent vers la capitale de la région, Diyarbakir. Plusieurs générations de paysans et leurs descendants tentent de survivre et de s’adapter à la vie urbaine. Ceux qui n’y arrivent pas reviennent habiter les villages en ruines. Or noir en transit et désastre social se côtoient le long du nouveau tuyau.

Reportage réalisé en 2006 le long de l’itinéraire du pipeline à travers l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie afin de dresser un état des lieux social de ces « oubliés du pipeline ». Grégoire Eloy

Notre mission, à nous qui croyons que la photo peut être un moyen d’agir sur les mentalités et les problèmes sociaux, n’est pas seulement de saisir dans l’actualité les malheurs des hommes. Elle est aussi de montrer les oubliés, les victimes d’injustices qui n’ont jamais fait la une d’aucun journal et qui survivent dans l’indifférence de tous.

Le pétrole coule de la Caspienne à la Méditerranée et plus d’un million d’hommes, de femmes, d’enfants errent le long de ce pipeline de près de deux milles kilomètres.

Déplacés, déracinés du fait des guerres. Au rebus, comme les trains désaffectés, les hôtels abandonnés, les immeubles en ruines dans lesquels ils s’abritent. Ils sont l’une des hontes de notre société de profits.

Puissent les photos de Grégoire Eloy hanter nos pensées lorsque nous roulons sur les autoroutes, nous nous arrêtons sur les aires de repos, pestons dans les embouteillages et quand nous lisons les cours de la bourse…

Michel Christolhomme Directeur Photo de l’association Pour Que l’Esprit Vive

– Informations pratiques Lieu de l’exposition : galerie FAIT & CAUSE 58 rue Quincampoix – 75004 Paris

– Dates d’exposition Du mercredi 26 septembre au samedi 17 novembre 2007

– Horaires d’ouverture Du mardi au samedi, de 14h à 18h30. Entrée libre

– Renseignements : +33 (0)1 42 74 26 36 Métros : Les Halles, Rambuteau

– Contact Presse Malika Barache. Tél. : 01 42 76 01 71, email : pqev@club-internet.org