Archives de catégorie : Activités

On est restés sur la dalle – La Bataille d’Argenteuil ; un film de Samir Abdallah, 90 mn – février 2008

Sur les 18 candidats qui se présentaient aux Législatives dans la 5ème
circonscription du Val d’Oise (Argenteuil-Bezons), 6 sont originaires
du Maghreb, sans compter les 5 suppléants qui rajoutent encore des
couleurs à l’Affiche.

Fort des résultats de Ségolène Royal au second tour de la
Présidentielle (56%°), Faouzi Lamdaoui, porte les couleurs Socialistes
pour les Législatives -avec une équipe où sont fortement représentés
les Arabes et les Noirs de cette banlieue aux portes du quartier
d’affaires de la Défense. Il rêve d’être le premier député issu de
l’immigration des ex-colonies à l’Assemblée Nationale. Lors de leurs
tournées dans les quartiers populaires d’Argenteuil et de Bezons, nos
candidats de la « diversité » font remonter les paroles des habitants,
leurs vraies souffrances, et leur désir d’une politique qui les prenne
vraiment en considération, à commencer par le respect et la dignité.

Mais le candidat de la Majorité au pouvoir, Georges Mothron, creuse
l’écart à son avantage et fait même mieux en nombre de voix sur la
circonscription que Nicolas Sarkozy. Et ceci malgré un taux
d’abstention record.
Alors candidats pour du Beur?

« Regarde, elle a les yeux grand ouverts» un documentaire de Yann Le Masson (France, 1980. 77 mn)

En mars 1977, six militantes du Mouvement pour la libération de
l’avortement et de la contraception (MLAC) sont jugées pour exercice
illégal de la médecine et pratique illégale de l’avortement. Autour du
procès, le film nous fait revivre le quotidien de ce collectif qui
proposait aux femmes de s’approprier les savoirs médicaux liés à
l’accouchement et à l’avortement.

Avec la participation de l’historienne du cinéma Hélène Fleckinger
Modératrice : Anne-Marie Pavillard (BDIC)

Comment arriver :
Université de Paris X, 200 avenue de la République, 92001 Nanterre
RER A direction : Saint Germain en Laye. Station : Nanterre Université
Contact : rosa.olmos@bdic.fr – 01 40 97 79 63

Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine
Rosa Olmos, Service Audiovisuel
Tél : 01 40 97 79 63 – Fax: 01 40 97 79 40

«Histoire d’un film, mémoire d’une lutte» n°9

Majoritairement marocains, tunisiens et algériens, les ouvriers de
Penarroya à Saint-Denis et à Lyon, usines affiliées au groupe
Rothschild, récupéraient et faisaient fondre différents métaux dans des
conditions d’hygiène et de sécurité lamentables. Suite à travail
militant et syndical, les 135 ouvriers de Saint-Denis, regroupés à la
CGT, se lancèrent dans une grève d’une quinzaine de jours en 1971 pour
le droit au respect et une augmentation de salaire. Cette grève, en
partie victorieuse, contribua à lancer un second mouvement en 1972,
cette fois soutenu par la CFDT, dans les usines de Saint-Denis et Lyon,
– suite aussi à un intense travail d’enquête, de coordination et de
médiatisation des Cahiers de Mai. Au-delà même de ces péripéties
syndicales et politiques, la lutte des Penarroya poursuit le « Mai 68
ouvrier » et contribua à rendre public les conditions d’existence des
travailleurs immigrés, souvent exploités et méprisés, en
Seine-saint-Denis (terre industrielle) comme ailleurs.

– Projection : Penarroya (1971, 12 min, anonyme) et extraits de
Penarroya, les deux visages du trust (1972) de Dominique Dubosc et des
Cahiers de Mai.

– Introduction : Christian Beauvais, président de l’Institut CGT
d’Histoire sociale de la Seine Saint-Denis.

– Invités : Laure Pitti (historienne, maître de conférence à Paris
VIII), Bernard Loup (syndicaliste CGT puis CFDT à Penarroya), Jean
Bellanger (ancien secrétaire de l’UL CGT de Saint-Denis, sous réserve),
Dominique Dubosc (réalisateur, sous réserve)…

– Conception et animation de la table-ronde : Tangui Perron, chargé du
patrimoine et de l’action culturelle à Périphérie.

– Collaboration : Myriam Goncalvès (Photothèque de l’IHS-CGT), Sylvie
Zaidman (Archives départementales)

– Partenaires : Périphérie, Archives départementales de la
Seine-Saint-Denis, Institut CGT d’Histoire sociale de la Seine
Saint-Denis, Photothèque de l’IHS-CGT

A partir des années 1970, un grand nombre de films sur les conflits
sociaux ont été réalisés dans le département de la Seine-Saint-Denis
dans le but de garder un souvenir, une trace, la mémoire d’un
mouvement.

D’autres, moins nombreux, ont un contenu plus ambitieux : il s’agit de
dégager le sens d’un combat et même d’indiquer la « voie à suivre ». Les
premiers ont été en majorité réalisés par des salariés, les seconds par
des cinéastes professionnels. Ces cinéastes proviennent généralement
eux-mêmes de deux champs idéologiques de gauche opposés. Tous ces films
sont des documents historiques, certains sont de véritables essais de
création artistique.

La lutte terminée, gagnée ou perdue, ces films n’ont plus de vie
réelle. Entre la vignette, l’album de famille et l’oubli, ces documents
finissent le plus souvent par être relégués hors du champ de
l’histoire. Cependant, les « retours de flamme » de l’actualité, ou le
travail artistique, permettent de leur redonner une visibilité et un
écho plus grands. Or, la production, la réalisation et la réception des
films sur les conflits sociaux ont aussi une histoire.

Celle-ci peut
être écrite en sollicitant les témoignages de ceux qui ont pris les
images, confrontés aux souvenirs des acteurs de la lutte.
Révéler et construire l’histoire d’un film et évoquer historiquement un
conflit social participe ainsi à un même mouvement de connaissance du
réel. On tentera ici d’esquisser une approche matérialiste de l’image
et des représentations, en prenant comme point de départ (et d’arrivée)
les nombreux films réalisés au sein d’un même territoire, la
Seine-Saint-Denis, département riche en implantations industrielles qui
a de surcroît une longue tradition de luttes ouvrières.

T.Perron

Jeudis du Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH) de Paris

En juin 1999, à l’issue de l’intervention de l’OTAN contre la Serbie,
l’ONU décidait de placer la province sous son protectorat. Elle
mettait ainsi un coup d’arrêt à l’inépuisable folie guerrière de
Slobodan Milosevic. La volonté de la diplomatie internationale était
alors de rétablir la démocratie, de favoriser le développement
économique du territoire et d’assurer la reconstruction de ses
infrastructures essentielles. L’ONU quittera le Kosovo à l’issue des
négociations sur le statut de la province. Les objectifs fixés lors de
son arrivée sont-ils atteints ?

Rendez-vous au Cinéma Action Christine, 4 rue Christine, 75006 Paris
(M° Odéon et Saint Michel) / Tarif unique : 5e
http://fifdhblog.blogspot.com

6E FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DES DROITS DE L’HOMME, 26 mars au
1er avril 2008, PARIS www.festival-droitsdelhomme.org

6ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINEMA IRANIEN EN EXIL

Ces films témoignent du difficile combat que mènent les cinéastes
(toutes nationalités confondues) de leur pays, qui produisent des
chefs d’œuvre trop souvent méconnus parce que ne bénéficiant pas du
soutien nécessaire.

Renseignement: 06 09 12 68 07/ 01 45 42 20 16

Djavad DADSETAN Directeur Artistique

Avec le soutien de: L’ACSE, Conseil Régional de l’Ile- de- France
Horizon Communication, Cinéma- y- Azad (Allemagne), Radio FPP, S.O.S
Racisme, MEO – Maison d’Europe et d’Orient, Association Du côté du
pont Mirabeau, Association Réseau 2000,LA LOCALE TELEVISION

Jovanny et les saumons, une réalisation Canal Marches (Thibault Dufour, Patrice Spadoni, Farid Zeroulou ) au Festival Bobines sociales 2008

18h30

Jovanny et les saumons

Thibault Dufour, Patrice Spadoni, Farid Zeroulou (2006 – 13′ – Canal Marches).

Jovanny, un jeune précaire, est passionné par le dessin. Il a imaginé une bande dessinée mettant en scène des saumons « parce que quelque part on a tous un saumon en nous ». Un portrait/autoportrait plein d’humour.

Présence des réalisateurs

Plus d’informations sur le film : https://canalmarches.org/article.php3?id_article=231

La Boîte à tartines

Floriane Devigne (2006 – Documentaire – 52′ – Les Productions de l’Oeil sauvage).

Une comédie documentaire sur un objet du quotidien, ordinaire, fonctionnel, qui ne se contente pas de mettre en boîte la nourriture, mais aussi le temps et les pensées. Ouvrir la boîte à tartines, c’est explorer une société.

Rencontre avec la réalisatrice

Deux interventions de Canal Marches dans les ESCALES DE LA MÉMOIRES (Trajectoires)

Tout le programme des ESCALES DE LA MÉMOIRES : http://escalesdelamemoire.jimdo.com/programme.php

SAMEDI 2 FÉVRIER 2008

14h – 17h > Mémoires de Belleville – Ménilmontant pendant la guerre 1939-1945 et l’après-guerre.

Organisé par la Bibliothèque des Couronnes et le Comité Tlemcen.

« Les garçons Ramponneau », documentaire (52 mn) de Patrice Spadoni.

• Témoignages et parcours de résistants, enfants de la rue Ramponneau.
• Débat animé avec des membres du Comité Tlemcen, à partir de témoignages de leur enfance à Belleville pendant la guerre.
• Petite exposition sur Belleville pendant et après-guerre.

Plus d’informations sur le film :

https://canalmarches.org/article.php3?id_article=542

Bibliothèque Couronnes
> le 2 février
Adresse : 66 rue de Couronnes – 75020 PARIS,
Tél : 01 40 33 26 01,
Métro : Couronnes / Bus 96 – Arrêt : Henri Chevreau

• 20h – 23h > Projections avec l’association Arcadi.

Au Lieu Dit

1. Mémoire des lieux urbains.

Le Lieu-Dit
> les 2 et 3 février
Adresse : 6 rue Sorbier – 75020 PARIS
Tél. : 01 40 33 26 29
Métro : Ménilmontant / Bus 96 – Arrêt : Henri Chevreau

> Films d’ateliers présentés par le dispositif «Passeurs d’images» au sein d’Arcadi.

Avec :

• Atelier « Chercheurs de mémoires du Relais Ménilmontant à Paris 20e ». Avril à novembre 2007. Porteur : Association Canal Marches. Intervenants : Patrice Spadoni et Thibault Dufour.
L’enjeu de cet atelier est de constituer un ensemble documentaire contribuant à une mémoire et à une expression culturelle, historique, politique, poétique des habitants du quartier, autour du Relais Ménilmontant. Production associant étroitement une équipe de jeunes issus de milieux défavorisés, usagers du Relais Ménilmontant, à toutes les étapes de sa réalisation.
> En présence de Thibault Dufour et Patrice Spadoni (*), de Canal Marches.

Et :

• Atelier de réalisation «Histoire d’un lieu» (20 mn.). Décembre 2006 à j uillet2007 (co-prod. Arcadi – Centre social Elisabeth).
Cet atelier de réalisation documentaire est mené par la réalisatrice Chantal Briet au Centre social Elisabeth dans le quartier de Belleville, suite à un premier atelier réalisé en 2005 auprès de jeunes primo-arrivants. Cet atelier porte sur l’histoire du centre et s’attache surtout à sensibiliser les participants de l’atelier à la question de comment, de manière cinématographique, on peut retracer l’histoire d’un lieu et lui donner vie.
> En présence de Chantal Briet (*).

• « Passages : la cité Double Couronne entre démolition et déconstruction » d’Anne Philippe (25mn.). Samedi 1er octobre 2005 (co-prod Arcadi / ville de Saint-Denis).
Une série de vidéo-fenêtres issues d’un travail d’atelier s’inscrivant dans le cadre d’une performance « in situ » prévue juste avant la démolition d’une cité de transit, faisant intervenir des danseurs, un funambule et des musiciens…
> En présence d’Anne Philippe (*).

• Atelier « 4000 point Barre à La Courneuve » de Julien Lahmi (15 mn.). Avril à juillet 2004 (co-production Arcadi – Cinéma l’Étoile de la Courneuve).
Cité des 4000 : deux immenses barres d’habitations vouées à la démolition… Sur les images des immeubles en démolition, des habitants évoquent parfois avec nostalgie la solidarité, la convivialité et le multiculturalisme de leur cité. A l’occasion de cette expérience concrète de réalisation audiovisuelle (écriture, tournage, montage), les jeunes participants nous montrent les 4000… autrement.
> En présence de Julien Lahmi (*) et de Fabienne Hanclot (ex-directrice du Cinéma l’Etoile à la Courneuve).

• Atelier « Ma ville d’hier à demain » (40 mn). 2005 – 2006. Intervenante : Olga Gambis. Co-production Arcadi – Service de la jeunesse Ville des Ulis.
La commune des Ulis est engagée dans une Opération de Renouvellement Urbain d’envergure. L’ORU concerne le centre-ville, mais également des quartiers de la commune, notamment le quartier Ouest situé en ZUS. Dans le cadre de son activité, le Service Municipal de la Jeunesse propose divers services aux adolescents (public prioritaire 11-18 ans). Le Service, Municipal de la Jeunesse en partenariat avec le service de la Culture et les équipements de la commune (cinéma, centre culturel, maisons pour tous), s’engagent également en faveur de la démocratisation de l’accès à la culture…
> En présence d’Olga Gambis (*) et de jeunes participants.