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Me voilà dans la rue
Sans tambour ni trompette
Ce n'est que le début
D'une grande tempête [...]


Nannie, chômeuse, marcheuse.




LE FULGURANT. Conte de tradition orale de tradition afro-caribéenne.
Mercredi 28 septembre à 20h, Cité européenne des Récollets

 

UN GRAND MOMENT D’ORALITÉ, LE 28 SEPTEMBRE À 20H.

Cassandre/Horschamp présente

LE FULGURANT

CRÉATION Conte de tradition orale de tradition afro-caribéenne. Interprétée, dit et chanté par MIMI BARTHELEMY, suivi d’un débat avec le public.

 


 Mercredi 28 septembre à 20h
 Cité européenne des Récollets 148, rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris - M° Gare de l’Est

Réservations : 01 40 35 00 98 Participation à la location de la salle : 10 euros Tous les détails sur le site Horschamp : http://www.horschamp.org


Mimi Barthélémy

« Cette magnifique aède du peuple d’Haïti survole les continents et les siècles pour raconter la pauvre situation des Hommes que nous sommes. À partir d’histoires venues de cette île éternellement souffrante qui subit aujourd’hui encore les séquelle de l’esclavage et du mépris de l’Homme pour l’Homme, elle nous parle de nous, d’une voix immémoriale, dans l’urgence d’un temps de crise et peut-être mortel. Un fabuleux monde symbolique, chargé d’éléments joyeux et furieux, d’anges de chimères et de monstres, armé de la vitalité de l’Afrique et de douce magie caraïbe. Un univers en vie, remis en vie par le souffle, porté par l’écho universel d’une légende que chacun entend, scandé par une voix unique, puissante ou murmurante, bourrée à craquer d’humour et de la force incroyable de l’amour. Un commentaire lyrique et impitoyable qui replace l’histoire des injustices d’aujourd’hui dans le grand temps des Hommes, celui dont l’oralité porte l’écho dans le grand temps du conte, du temps où la parole agissait. Un commentaire lyrique et impitoyable sur cette vie contemporaine ou la stupidité des vanités humaines se fracasse contre la volonté de la nature, ses démons et ses dieux, contre l’immémoriale sagesse, le sens profond de l’existence.

Mesdames Messieurs la Société, voici Mimi Barthélémy, la plus belle conteuse de langue française que j’aie eu l’occasion d’entendre. Nous sommes fiers d’accueillir sa parole. »

Nicolas Roméas.


À propos du Fulgurant...

« C’est en 1965 que je découvre le conte des taureaux dans le recueil de l’anthropologue haïtien, Rémy Bastien. Après avoir lu différentes versions afro caribéennes, de cette histoire qui me passionnait, j’ai fini par écrire ma propre version en 1998.

J’étais frappée dans ce combat, entre un vieux et un jeune taureau, par la pertinence de ce conflit de générations ; je l’étais également par le rôle subversif de cette mère initiant son fils à la révolte. J’appréciais que le jeune taureau, formé par sa mère, élimine le vieux et dès lors réaffirme et réintroduit les valeurs de courage, de justice et de solidarité abolies par l’arbitraire.

Je découvris dans les années 90 à la Bibliothèque de la Caraïbe de Basse-Terre, le conte cubain dans un recueil de l’anthropologue Lydia Cabrera. Ce conte présentait la même problématique que le précédent mais dans le monde des humains et avec une dimension plus cosmique et plus spirituelle.

En 2003, à la suite de journées, consacrées à l’Epopée, à Vendôme, où j’avais conté l’affrontement des taureaux Dife Flanbo et Loraj Kale, je me mis à écrire un récit dans lequel j’imbriquais les deux contes, l’haïtien et le cubain. Comme ces deux contes se ressemblaient sous des aspects, morphologique, géographique et éthnique, je les ai mis en miroir dans un seul récit. Ce récit était animé par un souffle épique et douloureux ; celui de la grande traversée de nos ancêtres d’Afrique, bois d’ébènes déportées vers le continent américain lors du commerce triangulaire.

Ce récit était également traversé par le souffle épique des esclaves de Saint-Domingue s’insurgeant contre les colons. Il avait le souffle de Toussaint Louverture, de Dessalines et de nos héros combattant pour l’indépendance de leur nouvelle terre. C’est avec ce souffle hors du commun qu’ils ont conquis leur liberté contre la France napoléonienne de l’époque. C’est pourquoi j’ai situé ce récit dans le contexte du microcosme haïtien, montrant, de plus, la place que la démesure y a tenu tout au long de son histoire. Cette démesure haïtienne,( dans la tragédie et plus rarement dans l’autre sens), est à l’image de celle qui existe dans toute la Caraïbe et qui donne à cette région du monde sa dimension épique. Dans ce récit, les valeurs fondamentales que nous transmet la tradition orale populaire d’Haïti et de la Caraïbe sont à l’honneur : respect des ancêtres, des parents et de la famille, respect de la nature, respect de la parole donnée, la spiritualité, la vaillance, la dignité, l’honnêteté et la solidarité. Ces valeurs fondamentales semblent avoir été écartées, oubliées, violées à l’heure où le brigandage et le chaos règne en Haïti. C’est pourquoi ce récit se charge d’en rappeler la grandeur et les bienfaits. »

Mimi Barthélémy.

—  Cassandre/Horschamp, Cité européenne des Récollets, 148-150, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris. Réservations : 01 40 35 00 98

Cassandre porte depuis 1995 les valeurs d’un art en prise avec la société dans la lignée des combats de l’après-guerre, fait avancer les idées et lutte contre l’endogamie. Notre travail est celui d’une « nouvelle critique » qui ne se contente pas de juger l’« objet », mais appréhende le geste de l’art en prenant en compte la relation à l’histoire, aux populations et aux lieux. Visitez le site Horschamp : www.Horschamp.org, mettez-vous même vos informations en ligne sur Passeurs : www.passeurs.org, recevez microCassandre chaque mois. Et, bien sûr, abonnez-vous à Cassandre, la revue papier.



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